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Articles de Presse de Bretagne 2016

Les vétérans des essais continuent de se mobiliser

Article: le télégramme 11 mai 2016

La reconnaissance des cancers radio-induits et le passage de tests médicaux pour les vétérans des essais nucléaires sont des priorités pour Christian Coulon.

L'Aven (Association des vétérans des essais nucléaires) regroupe plus de 6.000 personnes au niveau national. 70 des 130 adhérents du Morbihan se sont réunis il y a quelques jours, au Bono. Entretien avec Christian Coulon, responsable départemental.

Quel est le but de l'Aven ? On s'est aperçu que les gens autour de nous tombaient malades. Quelques personnes se sont réunies et se sont rendues compte que de nombreux décès étaient dus aux mêmes pathologies, cancer du foie, des reins, des os… On se bagarre depuis 2001 pour que l'État reconnaisse qu'on a été irradié. C'est très, très difficile à obtenir.

Pourquoi ? On nous a toujours dit que c'était des bombes propres. Moi, j'en ai fait treize atmosphériques, tirées sous ballon à 400-600 m d'altitude selon la puissance du tir, au-dessus d'un lagon. Il faut savoir qu'à Hiroshima, la bombe a explosé à 600 m. On a vu les dégâts. On était à 15-20 nautiques (27 à 37 km) du pas de tir. En 2010, ils ont fait une loi reconnaissant que les essais n'étaient pas si propres que ça tout en déclarant le risque négligeable.

C'est-à-dire ? On ne peut pas être indemnisé si on ne peut pas prouver que la maladie est la conséquence des essais. 95 % des personnes qui étaient là-bas n'avaient pas d'appareil de contrôle. Il y en avait un sur les bateaux mais quand on demande le résultat du dosimètre sur le bateau, on nous dit que c'est secret défense. Normalement, c'est à l'État de prouver qu'on n'a pas été irradié.

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aven-accueil-bretagne-les-echos-presse-2016-les-veterans-des-essais-continuent-de-se-mobiliser.txt · Dernière modification: 2016/12/25 14:15 par bernadette