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Articles de Presse 2014

Le long combat des vétérans des essais nucléaires

La Nouvelle République 31/12/2014 par: Xavier Benoit

Jean-Louis Camuzat, 20 ans, pose devant le nuage du tir « Dragon », le 30 mai 1970, dans l'atoll de Mururoa, en Polynésie : « L'Armée estimait qu'il n'y avait aucun risque. »

Issoudun. Pour la première fois, la veuve d’un vétéran touchera une rente pour l’exposition de son mari, un civil présent lors des essais nucléaires en Algérie. C'est une première dans l'Indre et en région Centre. Une petite victoire dans la longue bataille des vétérans des essais nucléaires à faire reconnaître les conséquences de leur exposition aux rayonnements ionisants (lire ci-contre).

Une jurisprudence Barrat ?

Après quatre ans de bataille juridique, la veuve de Michel Barrat, un habitant d'Issoudun, décédé le 17 septembre 2010, d'un cancer du poumon, vient de faire reconnaître l'exposition de son mari aux radiations comme maladie professionnelle par le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Châteauroux. Mme Barrat, que nous ne sommes pas parvenus à joindre, touchera une rente de la Caisse primaire d'assurance-maladie.

Michel Barrat était un des vétérans des essais nucléaires menés par la France, en 1962 et 1963, sur le site d'In Ekker, dans le Sahara (Algérie). A l'époque, il travaillait pour la société Schneider électrique. Il avait assisté aux essais Beryl, Emeraude et Amethyste.

Jean-Louis Camuzat, trésorier national, référent juridique et délégué régional de l'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) salue cette avancée, fruit d'un travail acharné mené par son association et l'avocate du cabinet parisien Tessonnière, spécialisé dans la reconnaissance des maladies professionnelles : « Cette décision est une reconnaissance de l'État de l'exposition aux rayonnements ionisants des vétérans des essais nucléaires. J'espère qu'elle permettra une jurisprudence. »

Rien n'est moins sûr. Le cas de Michel Barrat, un civil, explique la reconnaissance de sa maladie par la Sécurité sociale. Ce qui n'est pas le cas des militaires et des appelés de l'époque qui se heurtent au mutisme de l'armée. Jusqu'à présent, le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen) n'a indemnisé que seize vétérans, dont douze Polynésiens.

Contact

Tél: 02 54 40 53 62 ; www.aven.org

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aven-accueil-centre-les-echos-presse-2014-31-12-le-long-combat-des-veterans-des-essais-nucleaires.txt · Dernière modification: 2016/12/25 14:51 par bernadette