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Les réunions en Languedoc Roussillon

LANGUEDOC-ROUSSILLON

SAMEDI 27 NOVEMBRE 2010 A 10 HEURES 30

LIEU : MARGUERITTES DANS GARD

Salle ANTHENIS Place Alphonse Martin

Repas à 13 heures ( prix 20 €)

Avec Arlette et Gérard DELLAC.

Contacts: Laurent Maréchal tel 04 66 75 30 58, Evelyne Garnier T: 04 66 89 56 29, Bernard Moras T:04 66 75 39 08


Réunion régionale le 4 septembre 2010 à 14 h 30

Abbatiale de St Chinian (34)

avec Jean Luc SANS, Arlette et Gérard DELLAC

Contact: Jean-Louis FERRER

Tél: 04 67 78 69 24


A BAHO dans le 66

Samedi 27 mars à 14h30

RÉUNION DES ADHÉRENTS ET DES SYMPATHISANTS

Salle des Ainés ( à coté de la poste )

Avec Arlette et Gérard DELLAC

Contact : Jean PERES

Tél: 04 68 92 68 60


A LEZIGNAN CORBIERES dans le 11

Samedi 24 avril à 14h30

RÉUNION DES ADHÉRENTS ET DES SYMPATHISANTS

Salle Peloutier

impasse du Père Lacordaire

Avec Arlette et Gérard DELLAC

Contact: Henri COUSSOLE

Tél: 04 68 69 32 07


A BEZIERS dans le 34

Vendredi 19 mars 2010

Projection du film ” GERBOISE BLEUE ” à 20h30

A la MJC WEEK END FILM ALGÉRIEN

Invitation à Arlette et Gérard DZLLAC pour le débat par le ciné club


Vendredi 12 Février au cinéma “CAP CINEMA LE COLYSEE à CARCASSONNE”

Projection du film “VENT DE SABLE” suivi d'un débat avec Arlette et Gérard DELLAC, ainsi que René REY séance à 18h15


Samedi 13 février 2010 à la ” MAISON DU TEMPS LIBRE ” rue du Lamparos à PALAVAS dans le 34

Projection du film “VENT DE SABLE” séance à 14h30 suivi d'un débat avec Arlette et Gérard DELLAC

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Carcassonne et sa région

Publié le 26/04/2010 10:14 | C. S.-B.

Carcassonne. Essais nucléaires : Tahiti, ses plages, ses nuages radioactifs

Un équipement pour se protéger des poussières radioactives ? « Bah… un short, des tongs et une casquette ! », résume Henri Coussole en haussant les épaules. Les plages de sable fin, les vahinés, les fleurs de tiaré, l'océan à l'ombre des cocotiers : « C'est le paradis Tahiti ! Alors, faire mon service militaire là-bas, c'était l'occasion de voyager, de voir autre chose. J'avais 19 ans. Si c'était à refaire, je m'en garderais bien », raconte le vétéran. En fait de souvenirs, il rumine surtout, depuis 44 ans, le manque total d'information, de protection et de suivi médical des personnels militaires et de la population, lors et à l'issue des essais nucléaires réalisés en Polynésie de 1966 à 1993. Le Carcassonnais a eu le grand honneur d'essuyer les plâtres. Le 23 juillet 1966, quand il a atterri sur l'atoll de Hao afin de rejoindre la 115e compagnie de marche du génie de l'air, une troisième bombe atomique avait explosé, 48 heures auparavant, sur l'atoll de Mururoa. Jusqu'en février 1967 et son transfert à Totegegie, aucun des trois essais qui se succèdent ne fait l'objet d'une quelconque communication. « Rien ! Le néant le plus total. Aucune info sur la date des essais, sur les risques éventuels, pas plus que sur la conduite à tenir en cas d'accident ou sur la façon de se protéger des particules ionisantes. On n'avait même pas de dosimètre », raconte-t-il. Seul indice qui lui met la puce à l'oreille quant à la réalisation d'un essai : l'étrange accoutrement (tenue blanche de rigueur, masque à filtre et gants) des personnels civils du centre d'expérimentation atomique qui surveillent les convois militaires transbahutant les containers de poussières radioactives. « Elles étaient prélevées par des avions vautours qui atterrissaient à Hao. Avec les copains, on se postait le long du parcours pour regarder le convoi. On était en short et en tongs ». Puis il y eut l'épisode de Totegegie. Un atoll gravement contaminé lors de l'explosion de la première bombe à Mururoa, le 2 juillet 1966, en raison d'un changement imprévu de la direction des vents. De février à juillet 1967, le caporal travaille à la construction d'une piste d'aviation. Des centaines de cocotiers sont abattus : « Tous les jours, ils nous laissaient bouffer les cœurs de cocotier en vinaigrette. À l'époque, on ne se serait jamais douté qu'on risquait quelque chose, vu qu'on ne nous disait rien! ». Idem, des tonnes de mètres cubes de terre sont soulevées, enlevées, déplacées. « À la fin de la journée, on était couvert de poussière, celle-là même qu'on respirait à pleins poumons ». Sur Totegegie, pas d'eau courante : « On se lavait à l'eau de pluie qu'on récupérait dans des bidons ». La nourriture, la terre, l'eau… Contaminées.

« On leur a servi de cobaye »

« On leur a servi de cobaye » Ni info, ni suivi médical : qu'ils aient été affectés en Polynésie ou dans le Sahara, les anciens militaires témoignent tous de cela. Réunis au sein de l'association des vétérans des essais nucléaires fondée en 2001, ils se battent notamment pour que l'État et la grande muette reconnaissent les conséquences des essais sur leur santé et celle de leur descendance. Entre autres pathologies, plusieurs formes de cancers et la stérilité sont pointées sur la liste des maladies radio-induites. Votée fin décembre 2009, une loi tend à cette reconnaissance. Mais son décret d'application, actuellement en projet, remet en cause le principe de causalité (lire ci-contre) pourtant si durement obtenu par les militants. Aujourd'hui secrétaire départemental de l'AVEN, Henri Coussole s'était adressé en 1999 au ministère de la Défense, via le préfet audois, afin d'attirer l'attention sur son éventuelle contamination. Circulez, il n'y a rien à voir, lui avait en substance répondu le cabinet du ministre en lui affirmant : « Vous n'avez pas couru de risque de contamination ». « En 1999, il n'y avait pas de contamination soi-disant. Et en 2009, la contamination a été reconnue. Des contrôles et des mesures effectués aujourd'hui le confirment encore», souligne Henri Coussole. L'AVEN compte une petite vingtaine d'adhérents audois dont André Varalda. En 1960, le président de l'union fédérale des anciens combattants audois combattait en Algérie au sein du 620e régiment. Lors du tout premier essai nucléaire, «Gerboise bleue», à Reggane, lui et sa section étaient chargés de sécuriser les lieux. André Varalda se trouvait à une vingtaine de kilomètres du point zéro. « On a suivi les consignes quand la bombe a explosé : tourner le dos, s'accroupir et se protéger les yeux avec le chech ». Le surlendemain, il traînait au point zéro : « Nous y sommes tous allés. Ils nous ont envoyés là-bas pour voir comment on réagissait. On leur a servi de cobaye ».

Repères

Le chiffre : 193 Essais nucléaires en Polynésie. C'est le nombre d'essais atomiques effectués durant 27 ans sur les sites de Mururoa et Fangataufa. Dans le Sahara algérien, 17 essais ont été conduits à Reggane et In Ecker de 1960 à 1966. «La première bombe a gravement contaminé Mangareva et l'atoll de Totegie.L'armée a cessé aussitôt d'acheter des légumes à Mangaréva. Les Tahittiens ont continué à consommer leurs productions dans la plus parfaite ignorance» Henri Coussole ENQUETE DE L'AVEN> TAUX DE CANCERS. Réalisée par l'AVEN en 2001, une enquête fait état de 34 % de cas de cancers (un ou plusieurs) parmi 1 800 vétérans questionnés. Pour la même tranche d'âge des septuagénaires, le taux moyen de cancers est de 17 %.

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aven-accueil-languedoc-roussillon-les-echos-reunions-2010.txt · Dernière modification: 2016/12/25 15:47 par bernadette