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Compte rendu de la réunion de la Région Midi-Pyrénées 2014

Cérémonie du 8 mai 2014 à CAZALS

Remise de la médaille des Vétérans à Monsieur Haouche à Cazals le 8 Mai dernier en présence du Maire et Conseiller général ainsi de l'ancien sénateur M Jean Milhau.

Monsieur le Maire, Monsieur le Sénateur, Mesdames et Messieurs

A l'issue des conflits de la seconde guerre mondiale, dont on commémore aujourd’hui l’Armistice, le Général De Gaulle a signé l'ordonnance du 18 Octobre 1945 qui créait le Commissariat à l'Energie Atomique. Celui-ci avait pour objectifs d'effectuer les recherches scientifiques en vue de l'utilisation de l'énergie atomique à des fins civiles mais aussi et surtout militaires. La France a ensuite décidé à partir de 1956, sous la présidence de René Coty, de doter notre pays d'une force nucléaire de dissuasion en capacité d'assurer notre indépendance militaire et maintenir la Paix en Europe.

Ainsi, le 13 Février 1960 explosait la première bombe nucléaire aérienne Française au Sahara à Reggane, bombe nommée Gerboise bleue, suivie de 3 autres nommées Gerboise blanche, rouge et verte. Sur les sites du Sahara, de 1960 à 1966 se sont déroulées 17 essais dont 4 aériens et 13 souterrains. Certains de ces essais (dont le tir BERYL du 1er mai 1962) ont provoqué des retombées radioactives considérables qu'ont supportées les personnels présents à proximité ainsi que les populations locales et l'environnement qui porte à jamais les marques mortelles de ces retombées. A partir de 1966, c'est en Polynésie, et plus particulièrement sur l'atoll de Mururoa que se déroulent les campagnes de 41 tirs aériens jusqu'en 1974, puis les tirs souterrains à Fangataufa et Mururoa jusqu'en 1996, date de la signature par la France du traité d'interdiction complète des essais nucléaires. Au total ce sont 210 essais pratiqués par la France grâce aux personnels militaires et civils qui ont mis en œuvre les sites et les installations et assurés le déroulement des opérations expérimentales.

Tous ces personnels, ces jeunes appelés du contingent, ces jeunes militaires engagés, ces techniciens civils du CEA ou entreprises sous-traitantes, mais aussi les nombreux travailleurs Polynésiens embauchés, tous ont vécu ces périodes en consacrant leur engagement professionnel au service d'une grande cause nationale. Ils se sont tous trouvés, de près ou de loin, exposés aux effets collatéraux des essais. Aujourd'hui, nombre d'entr'eux en subissent de graves conséquences ; de nombreux vétérans sont atteints dans leur intégrité physique, touchés par diverses pathologies, beaucoup sont décédés trop tôt d'affections fatales, d'autres n'ont pu avoir de descendance et parfois ce sont même les descendants qui portent les stigmates des séjours sur ces zones de leurs géniteurs.

Notre association, AVEN, a vu le jour en 2001. D'emblée, elle avait non seulement pour objectif de rassembler et soutenir les vétérans dans les épreuves qu'ils traversaient mais aussi d'exiger la reconnaissance pleine et entière des responsabilités de l'Etat. Il était indispensable que toute la Vérité soit dite mais aussi que Justice soit apportée à ceux qui sont malades ainsi qu'aux ayants droits de ceux disparus trop tôt.

Notre combat a abouti à l'obtention de la loi Morin en 2010 grâce au soutien de nombreux parlementaires de toute tendance politique, avec le soutien sans faille des députés et sénateurs Lotois. Cette loi et son décret d'application est une reconnaissance de la responsabilité nationale, elle prévoit l'indemnisation des victimes reconnues sous certaines conditions trop exclusives à notre sens et qui méritent encore d'être adaptées. Même si une partie des documents classifiés « secret défense » ont été ouverts suite à nos demandes réitérées, il est temps que l'Etat Français agisse pour qu'enfin nous connaissions toute la Vérité sur les conditions et les conséquences des essais, qu'il reconnaisse les maladies induites et leur lien de causalité directe aux essais. Il est temps d'actualiser la liste des maladies reconnues dans les textes législatifs en référence à l'existant aux USA, en Angleterre ou en Australie. Il est temps de mettre en place, au nom du principe de précaution, un suivi médical indépendant de toute personne ayant séjourné sue les sites mais aussi pour leurs enfants. Il est temps, et la France en serait honorée, de rendre respect et dignité à ceux qui ont œuvré pour la grandeur et le prestige de notre pays. Je suis ici aujourd'hui, au nom de l'association des vétérans des essais nucléaires en tant que responsable départemental, pour remettre à Monsieur HAOUCHE la médaille des vétérans des essais nucléaires. Cette médaille est le symbole de la reconnaissance de l'engagement et des activités effectuées sur les sites d'expérimentation de Polynésiens par Monsieur HAOUCHE. Une première période en 1984-1985, militaire, il était affecté à la Compagnie de Transport et de Réparation. Il assurait l'entretien des véhicules du site, leur dépannage et remplacement de pneumatiques. En contact direct avec des éléments que l'on pourrait aujourd'hui qualifier de douteux, il n'a pas tardé à développer des affections cutanées importantes et invalidantes qui l'ont amené à être hospitalisé en fin de sa période de mission, mais aucune information ne lui a été communiqué quant à la nature et aux causes de ces affections. Quelques années plus tard, en 1990, il est renvoyé à nouveau pour 2 ans à Mururoa où il est affecté à l'usine de traitement d'eau douce. Là, il assure le magasinage des éléments consommables nécessaires au fonctionnement des installations, il vient aussi participer au remplacement de filtres et de pièces défectueuses sur les machines, et là aussi, avec le recul, on peut douter de la qualité des l'environnement de travail. Monsieur Haouche, fait partie de ces très nombreux travailleurs du nucléaire militaire anonymes, dévoués sans réserve à leur fonction et qui ne réclament aujourd'hui que la reconnaissance pleine et entière de leurs services et que justice soit rendue sans détour à ceux des vétérans reconnus victimes des expositions qu'ils ont subies.

Monsieur HAOUCHE, je vous remets cette médaille, symbole de votre engagement au service de cette grande cause nationale.

Réunion interdépartementale samedi 14 mars 2014

Réunion interdépartementale (Lot,Lot et Garonne, Tarn et Garonne, Aveyron) du samedi 14 mars 2014 à la salle des fêtes d’Espere (Lot) Organisée par Paul ROUALDES aidé par René AULIE, Guy DUMAS pour le Lot et Garonne.

Comme à l’accoutumé lors de chaque réunion dans notre région, nous avons installé dès le matin notre exposition photographique sur les essais au Sahara et en Polynésie, nous avons pris ensemble dans un esprit de convivialité notre repas dans une très bonne auberge.

Dès 14h30 nous avons commencé notre réunion, à la table était présent : notre Président Jean-Luc SANS; notre vice-présidente Arlette DELLAC; Paul ROUALDES, Jean-Jacques GOURDE et Monsieur le Maire d’Espere Jean PETIT.

L’assemblée étant au nombre de 26.

Après la présentation faite par Paul ROUALDES, puis l’intervention de Monsieur le Maire qui nous soutient dans nos actions, il est resté durant toute notre réunion, étant très attentif à nos débats.

Jean-Luc SANS a entamé cette réunion en nous rappelant l’intervention de l’AVEN, pour modifier la loi.

- Rencontre avec le Minitère (3 rendez vous)

- Rencontre avec nos élus (députés et sénateurs de tous bords)

- Invitation commission Sénat et Assemblée Nationale

- Pétition.

Il nous a expliqué les modifications de la loi de 2010 en incorporant les divers amendements voté par le Sénat et l’Assemblée Nationale Nous devons continuer tous à notre niveau à rencontrer nos élus pour améliorer la liste des maladies. Les zones du Sahara, la prise en compte du préjudice subit par les veuves et les ayants droits car la loi prévoit l’indemnisation du préjudice subit par la victime seulement.

Intervention de notre ami René REY qui nous a fort bien expliqué le cheminement des dossiers pour la demande d’indemnisation à transmettre au Cabinet TEISSONNIERE ; les délais pouvant être très long avant d’avoir une réponse.

Arlette DELLAC à rappelé à l’assistance l’importance de constituer dès à présent un dossier, même si aucune maladie n’est encore décrite dans la liste de la loi, car un jour ou l’autre il nous sera répondu que les événements sont trop éloignés et qu’il ne reste plus aucun document, l’AVEN insiste toujours pour que de nouvelles maladies soient inscrites.

Arlette DELLAC et Jean-Luc SANS nous a expliqué les nouveautés auquel pouvaient bénéficier les adhérents (à jour de leur cotisation) sur le Pôle social (mutuelle, village de vacances, assurances maison et voiture) ou en était l’étude AVEN-VALATX menée par l’OBSIVEN sous l’égide de Jean-François GRENOT, celui-ci sera présent à la réunion de Balma du 5 avril merci à tous ceux qui peuvent se déplacer de venir s’informer.

Des membres de l’association ont profité de cette réunion pour poser diverses questions auquel les intervenants leurs ont répondus.

Avant de nous séparer ces dames nous avait préparé petits gâteaux, café et jus de fruits. C’est autour du verre de l’amitié, que nous nous sommes dis au revoir.

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aven-midi-pyrenees-les-echos-compte-rendu-de-reunion-2014.txt · Dernière modification: 2017/08/11 09:46 par bernadette